Sondage d’opinion national de 2016 : Les perceptions des Canadiens envers l’Asie

Author: Asia Pacific Foundation of Canada

Le sondage d'opinion national de 2016 commandé par la Fondation Asie Pacifique du Canada (la « Fondation ») et réalisé par EKOS Research Associates examine les attitudes des Canadiens envers l'Asie et leurs perceptions sur les relations canado-asiatiques.

Les Canadiens se sentent plus proches et ont une opinion plus favorable de l’Asie qu’il y a deux ans, alors que ces sentiments touchaient un plancher historique. Ils sont aussi plus optimistes quant à l’avenir des relations économiques avec la région. Pour eux, l’Asie fait partie des priorités, ce qui concorde avec l’importance accordée à cette région par l’actuel gouvernement canadien, concrétisée par les récentes ouvertures initiées en Inde, en Asie du Sud-Est et en Chine.

Un certain nombre d’indicateurs clés, allant des accords commerciaux à la collaboration en matière d’éducation, montrent que les Canadiens sont aujourd’hui plus favorables à une coopération avec nos partenaires asiatiques. Par rapport à 2014, les Canadiens manifestent notamment des dispositions plus favorables envers la Chine, le plus grand partenaire commercial du Canada en Asie et son deuxième partenaire au niveau mondial. Près de la moitié des Canadiens (49 %) considèrent désormais que l’importance croissante de la Chine représente une occasion à saisir plutôt qu’une menace, alors qu’ils n’étaient que 41 % à penser ainsi en 2014. Confirmant les résultats d’un récent sondage de Teck Resources, notre propre sondage révèle que 50 % des Canadiens croient qu’on pourrait les persuader de soutenir un rapprochement économique avec la Chine s’ils avaient accès à plus d’information.

Par ailleurs, les Canadiens se sentent aujourd’hui plus proches de l’Asie-Pacifique qu’en 2014. Plus du tiers (34 %) des Canadiens estiment que le Canada fait partie de l’Asie-Pacifique, alors qu’ils n’étaient que 22 % à le penser en 2014. Le sentiment d’appartenance à l’Asie-Pacifique se traduit par un soutien accru aux politiques canadiennes destinées à promouvoir les relations avec l’Asie. Près de la moitié (48 %) des Canadiens croient que le renforcement des relations politiques et économiques avec l’Asie devrait être la priorité du Canada en matière de politique étrangère, contre 37 % en 2014. Signalons en particulier que, dans une liste d’enjeux sur lesquels le gouvernement pourrait miser, les Canadiens donnent priorité au problème de la pollution des océans et de l’atmosphère (40 %), suivi de la question de l’eau et des systèmes de gestion des eaux (38 %). En outre, le soutien des Canadiens envers les échanges culturels et l’enseignement sur l’Asie a fortement progressé en deux ans, passant de 53 % à 69 % pour les échanges et de 43 % à 59 % pour l’enseignement.

Généralement, les Canadiens se montrent donc plus optimistes qu’il y a deux ans en ce qui concerne l’Asie, sa croissance et les relations que le Canada entretient avec les pays de cette région du monde. À titre d’exemple, en 2014, seuls 46 % des Canadiens étaient convaincus de l’importance de l’Asie pour la prospérité de leur province. Aujourd’hui, ce chiffre s’élève à 60 %. Le commerce en est la preuve; en effet, près de la moitié des Canadiens (46 %, contre 36 % en 2014) soutiennent l’idée d’un accord de libre-échange avec la Chine. Le soutien est encore plus grand pour le libre-échange avec le Japon (2016 : 72 %; 2014 : 56 %), l’Inde (2016 : 55 %; 2014 : 38 %) et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (2016 : 54 %; 2014 : 37 %).

S’il est vrai que l’opinion des Canadiens sur l’Asie revêt un courant d’optimisme en 2016, il ne faut cependant pas ignorer certains aspects des relations avec l’Asie que les Canadiens trouvent toujours déconcertants, notamment en ce qui concerne les politiques du gouvernement chinois, aussi bien dans le pays qu’à l’étranger. Près de la moitié des Canadiens (46 %) pensent que l’Asie-Pacifique sera le théâtre d’un important conflit armé dans les 10 prochaines années (une légère hausse par rapport aux 43 % enregistrés en 2014) et 65 % d’entre eux (contre 60 % en 2014) déclarent que l’imposant appareil militaire chinois représente une menace pour la région.

Par ailleurs, si les Canadiens affichent une opinion relativement favorable aux investissements privés de source asiatique, ils demeurent méfiants envers les entreprises publiques étrangères qui investissent au Canada. Ce sentiment est particulièrement fort en ce qui concerne la Chine (à peine 11 % soutiennent les investissements publics chinois), la Malaisie (13 %) et l’Inde (20 %).

Mais surtout, les Canadiens ont des opinions bien arrêtées et homogènes sur la question des droits de la personne en Asie. Effectivement, la moitié d’entre eux (51 %) se disent disposés à abandonner des occasions commerciales s’il y a risque de violation des droits de la personne par un partenaire asiatique potentiel. Les Canadiens soutiennent largement l’initiative du Canada destinée à intégrer les droits de la personne à la politique étrangère. Trois quarts d’entre eux (76 %) déclarent qu’Ottawa devrait soulever la question des droits de la personne plutôt que d’en faire une préoccupation locale laissée aux pays eux-mêmes. En ce qui concerne particulièrement le dossier des droits de la personne en Chine, le pourcentage de Canadiens qui pensent que les droits de la personne s’améliorent en Chine enregistre un recul, 35 % estimant aujourd’hui que les choses s’améliorent, contre 39 % en 2014. Les réponses au sondage révèlent que les Canadiens envisagent les droits de la personne plutôt sous l’angle politique que sous celui des droits économiques ou sociaux.

Les résultats du sondage montrent que le public a une bonne connaissance des enjeux et reconnaît aussi bien les occasions que les défis que représente le renforcement de nos relations avec l’Asie. Le gouvernement fédéral peut en conclure qu’il a le feu vert pour élaborer une stratégie constructive et durable pour l’Asie. La route n’est cependant pas sans embûches, puisque les Canadiens estiment que l’établissement de relations commerciales avec l’Asie doit s’accompagner d’un engagement général à promouvoir les droits de la personne et la démocratie dans la région.

Cette difficile tâche devra être attaquée d’une façon très élaborée et nuancée.

Voici les faits saillants :

Le soutien au sujet de l’engagement avec l’Asie augmente

Les Canadiens se sentent plus proches de la région de l’Asie Pacifique qu’ils ne l’étaient il y a deux ans, car le tiers (34 %) d’entre eux identifient le Canada comme faisant partie de cette région, comparativement à seulement 22 % en 2014.

Les Canadiens considèrent également que l’Asie occupe une importance grandissante dans leur prospérité économique. En 2014, par exemple, seulement 46 % des Canadiens avaient déclaré que l’Asie était importante pour la prospérité de leur province. En 2016, cette proportion est passée à 60 %.

Le soutien au sujet des accords commerciaux avec l’Asie demeure élevé

Près de la moitié (46 %) des Canadiens soutiennent un accord de libre-échange (ALE) avec la Chine, par rapport à 36 % en 2014. Le soutien envers un ALE est même plus élevé pour le Japon (2016 : 72 %; 2014 : 56 %), l’Inde (2016 : 55 %; 2014 : 38 %) et l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (2016 : 54 %; 2014 : 37 %).

Dans la même veine, les trois quarts (75 %) des Canadiens affirment soutenir les accords de libre-échange en général. Cette proportion est plus élevée qu’en 2015 (66 %) et en 2014 (68 %).

La collaboration en matière d’éducation obtient un soutien important à l’échelle nationale

Les Canadiens soutiennent fortement (69 %) les initiatives des universités de leur province visant à augmenter les échanges et les liens dans le domaine de l’éducation avec les écoles asiatiques.

Nous avons aussi constaté un soutien majoritaire pour accorder plus d’importance à l’Asie dans les programmes d’études des systèmes d’éducation provinciaux. Cinquante-neuf pour cent des Canadiens sont en faveur d’un contenu asiatique plus important dans l’enseignement, une hausse par rapport à 43 % d’entre eux en 2014.

La relation du Canada avec la Chine est complexe et multidimensionnelle

Les perceptions des Canadiens deviennent de plus en plus optimistes sur les questions économiques. Depuis 2014, les Canadiens sont devenus plus réceptifs par rapport à la Chine, car près de la moitié (49 %) sont d’accord avec le fait que la montée de la Chine constitue plus une possibilité qu’une menace (43 % étaient en désaccord), ce qui représente une hausse par rapport à 41 % en 2014 (alors que 47 se disaient en désaccord). 

Vingt pour cent des Canadiens affirment qu’ils appuient une relation économique plus étroite du Canada avec la Chine, alors que la moitié (50 %) disent qu’on pourrait les convaincre d’une coopération plus serrée avec un supplément d’information.

Les Canadiens font également montre d’un optimisme relatif au sujet de la relation canado-chinoise, car environ le quart (24 %) d’entre eux affirment que la relation s’améliore, près de la moitié (46 %) estiment qu’elle demeure la même, et seulement 16 % disent qu’elle se détériore.

Les Canadiens continuent d’éprouver des craintes au sujet des politiques du gouvernement chinois, tant en Chine qu’à l’étranger. Près de la moitié (46 %) redoutent que la présence grandissante de la Chine au Canada ne menace les valeurs et le mode de vie du pays. Et seulement 35 % considèrent que la situation des droits de la personne en Chine s’est améliorée au cours des dix dernières années.

Les Canadiens continuent de se préoccuper des droits de la personne et de la sécurité régionale

Près de la moitié (48 %) des Canadiens pensent que le renforcement des relations économiques et politiques avec l’Asie devrait être la principale priorité de politique étrangère du Canada, une hausse par rapport à 37 % en 2014.

Pour ce qui est des droits de la personne, les Canadiens sont largement favorables à l’idée qu’Ottawa intègre la promotion des droits de la personne dans la politique étrangère. Les trois quarts (76 %) disent que le gouvernement devrait soulever la question des problèmes des droits de la personne, au lieu de les considérer comme des enjeux locaux que les pays devraient se charger de résoudre eux-mêmes.

Pour consulter le rapport intégral en anglais, veuillez cliquer sur le lien « Lire le sondage intégral » au bas de cette page.

CONSTATATIONS DÉTAILLÉES

Accroissement du soutien pour un resserrement des liens avec l'Asie

Les sentiments des Canadiens envers l'Asie ont évolué depuis l'enquête réalisée par la Fondation en 2014. En effet, les Canadiens se sentent plus proches de l'Asie-Pacifique qu'ils ne l'étaient il y a deux ans et un tiers d'entre eux (34 %) considèrent aujourd'hui que le Canada fait partie de la région Asie-Pacifique, chiffre en progression par rapport aux 22 % enregistrés en 2014.

Les Canadiens considèrent également que l'Asie a un rôle de plus en plus important à jouer dans la prospérité économique du pays. À titre d'exemple, en 2014, seuls 46 % des Canadiens étaient convaincus de l'importance de l'Asie pour la prospérité de leur province. Aujourd'hui, ce chiffre s'élève à 60 %.

Ce sentiment d'appartenance à l'Asie-Pacifique et une prise de conscience de plus en plus forte de l'importance de la région pour l'avenir du Canada se traduisent par un soutien accru à l'engagement politique avec l'Asie sur une plage de points critiques. Le soutien que reçoivent les chambres de commerce provinciales en Asie est par exemple passé de 45 % en 2014 à 61 % aujourd'hui. Dans la même lignée, 59 % des personnes interrogées sont favorables à l'enseignement de l'histoire et de la culture asiatiques dans les établissements scolaires, contre 43 % en 2014.

L'Enquête nationale 2016 met donc en évidence le vent d'optimisme qui souffle sur les relations entre le Canada et l'Asie. Il est aussi possible qu'un renouvellement du gouvernement et des messages politiques aient joué un rôle dans l'adoption d'attitudes plus positives et proactives par les Canadiens envers l'Asie-Pacifique.

Soutien appuyé aux accords de libre-échange avec l'Asie

La rhétorique protectionniste et d'opposition au libre-échange qui domine la campagne électorale américaine de 2016 n'a pas trouvé écho au Canada. Donald Trump décrie les accords de libre-échange et a fait de ce sujet un cheval de bataille pour sa plateforme électorale. Hillary Clinton fait maintenant marche arrière après avoir soutenu l'entente de partenariat transpacifique. Mais les constations de l'enquête sont claires : le Canada reste un pays résolument partisan du libre-échange.

En effet, près de la moitié des Canadiens (46 %) soutiennent l'idée d'un accord de libre-échange avec la Chine, une progression de 10 points par rapport à 2014. Mais le soutien apporté à un accord de libre-échange avec le Japon est encore plus grand (2016 : 72 %; 2014 : 56 %), tout comme pour l'Inde (2016 : 55 %; 2014 : 38 %) et l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (2016 : 54 %; 2014 : 37 %).

La campagne politique négative aux États-Unis ne semble pas vraiment influencer l'opinion canadienne concernant l'entente de partenariat transpacifique. Dans une enquête menée par la Fondation Asie Pacifique du Canada au mois de septembre 2015, les avis des Canadiens étaient partagés à quasi égalité sur la question (avec 41 % de soutien pour l'initiative et 38 % y étant opposés). Près d'une année de critique aux États-Unis n'a eu aucun effet; le sondage d'opinions de 2016 révèle que 44 % des personnes interrogées soutiennent l'initiative et que le nombre de personnes qui s'y opposent reste stable à 37 %.

De même, les trois quarts (75 %) des Canadiens déclarent qu'ils sont favorables à des accords de libre-échange en général, une nette progression par rapport à la proportion de Canadiens qui y étaient favorables en 2015 (66 %) et en 2014 (68 %).

Enfin, les Canadiens sont désormais d'accord sur l'entente de libre-échange entre le Canada et la Corée du Sud. Lorsque la Fondation avait interrogé les Canadiens en 2014 sur cette entente de libre-échange avec la Corée, avant qu'elle ne soit entérinée, la population était divisée à égalité, avec 41 % des personnes interrogées y étant favorables et le même nombre y étant opposé. L'accord est aujourd'hui ratifié et en place. La Fondation a posé la question de savoir si cet accord de libre-échange Canada-Corée du Sud était une bonne ou une mauvaise idée. D'après le sondage réalisé par la Fondation en 2016, la moitié des personnes interrogées (52 %) déclarent que l'initiative était une bonne idée et seulement 17 % considèrent qu’elle est un échec.

Fort soutien national envers la collaboration pédagogique

Si le Canada est à la traîne derrière ses concurrents amis comme les États-Unis et l'Australie dans le soutien qu'il apporte aux programmes pédagogiques sur l'Asie, aussi bien en Asie-Pacifique qu'au niveau national, l'enquête 2016 révèle que le manque de soutien du public n'en est pas la raison. En effet, les Canadiens soutiennent largement (69 %) les efforts entrepris par les universités dans les provinces pour accroître les échanges et les liens pédagogiques avec des établissements asiatiques.

Une grande majorité est aussi favorable à ce que l'Asie fasse l'objet d'une plus grande attention dans les salles de classe des systèmes éducatifs provinciaux. 59 % des Canadiens sont favorables à une augmentation du contenu pédagogique portant sur l'Asie, chiffre en progression de 16 points par rapport à 2014.

Dans les provinces atlantiques du Canada, 74 % des personnes interrogées se disent en faveur d’un accroissement du nombre d'échanges étudiants. À l'autre bout du pays, la Colombie-Britannique est la province la plus favorable à la mise en place de structures éducatives plus approfondies sur l'Asie dans le système d’enseignement provincial, 63 % des personnes interrogées se disant disposées à soutenir un enseignement sur l'Asie dans les salles de classe et plus de 50 % approuvant l'enseignement des langues asiatiques dans les lycées.

Des relations complexes et à facettes multiples entre la Chine et le Canada

Les Canadiens sont plus enthousiastes sur les questions économiques avec la Chine. Depuis 2014, les Canadiens affichent de meilleures dispositions envers ce pays puisque près de la moitié (49 %) d'entre eux considèrent désormais que l'essor de la Chine représente une opportunité plutôt qu'une menace (43 % ne sont pas d'accord), soit une progression de 8 points par rapport à 2014 (et une chute de 4 points pour les avis divergents).  

Les Canadiens sont aussi ouverts à un rapprochement des relations économiques avec la Chine. 20 % d'entre eux déclarent qu'ils sont favorables à ce que le Canada entretienne des relations économiques plus étroites avec la Chine et la moitié (50 %) des personnes interrogées se dit ouverte à une plus grande coopération si plus d'informations étaient disponibles. Ces résultats corroborent les chiffres du sondage mandaté par Teck Resources en janvier 2016 dans lequel 46 % des Canadiens se disaient être ouverts à des relations plus étroites avec la Chine s'ils disposaient de plus d'informations.

Les Canadiens sont relativement optimistes en ce qui concerne les relations Canada-Chine puisque 24 % d'entre eux pensent que les relations s'améliorent et près de la moitié (46 %) déclare qu'elles sont restées inchangées. Seulement 16 % des personnes interrogées considèrent que ces relations se sont détériorées.

Les Canadiens perçoivent les opportunités économiques avec la Chine, mais appréhendent toujours les politiques du gouvernement chinois, aussi bien dans le pays qu'à l'étranger. Environ les deux tiers (65 %) des Canadiens déclarent que l'imposant appareil militaire chinois représente une menace pour la région Asie-Pacifique. La présence accrue de la Chine au Canada inquiète près de la moitié (46 %) des Canadiens, qui craignent qu'elle ne devienne une menace pour les valeurs et le mode de vie du pays. En outre, seuls 35 % des Canadiens considèrent que la situation des droits de la personne en Chine s'est améliorée au cours des dix dernières années.

Deux préoccupations majeures pour les Canadiens : les droits de la personne et la sécurité régionale

Près de la moitié (48 %) des Canadiens pensent que le renforcement des relations politiques et économiques avec l'Asie devrait être la priorité du Canada en matière de politique étrangère, contre seulement 37 % en 2014. Cependant, certains sujets relatifs à l'Asie sont plus délicats que d'autres pour les Canadiens. Si la plupart d'entre eux pensent qu'un conflit armé en Asie-Pacifique aura des incidences sur la sécurité du pays, seuls 4 Canadiens sur 10 sont favorables à une plus grande participation du pays dans des initiatives sécuritaires régionales.

En revanche, sur le sujet des droits de la personne, les Canadiens soutiennent largement l'initiative d'Ottawa destinée à promouvoir les droits de la personne dans sa politique étrangère. Les trois quarts d'entre eux (76 %) déclarent que le gouvernement devrait soulever la question des droits de la personne plutôt que d'en faire une préoccupation locale à régler par les pays individuels. En outre, une grande majorité des Canadiens est disposée à abandonner des opportunités commerciales, dans une certaine mesure, s'il existe des risques de violation des droits de la personne : 51 % déclarent que le Canada peut se permettre d'arrêter de faire des affaires avec l'Asie en cas de problèmes de droits humains.

C'est donc sans surprise que les Canadiens soutiennent majoritairement (à 59 %) la promotion de la démocratie en Asie comme objectif prioritaire du gouvernement canadien.

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